Plus tard lors de l'offensive du Chemin des Dames en 1917, les français tirèrent en deux mois près de 19 millions d'obus, sur un front de moins de 40 km ! Cet échec eut des conséquences dramatiques car l'unité devait prendre à revers les positions ottomanes tandis que la 3e brigade de cavalerie légère australienne devait mener un assaut frontal contre ces mêmes tranchées[128]. Le 17 août, Hamilton avait demandé 95 000 hommes supplémentaires mais les Français avaient annoncé qu'ils planifiaient une offensive en France pour l'automne. Le front avança d'un kilomètre mais les pertes avaient à nouveau été élevées et les Ottomans lancèrent plusieurs contre-attaques entre le 1er et le 5 juillet sans pouvoir reprendre le terrain perdu[115]. Seule une attaque en force, menée conjointement à un bombardement massif, pourrait permettre aux navires alliés de forcer le barrage. Si elle permit de détourner une partie des forces ottomanes des autres fronts du Moyen-Orient, la bataille demanda également des ressources que les Alliés auraient pu employer sur le front de l'Ouest[157], d'autant plus qu'elle fut particulièrement sanglante[156]. Il y a 100 ans un corps expéditionnaire franco-britannique débarque à l’entrée du détroit des Dardanelles. Les reconnaissances alliées n'avaient cependant pas identifié tous les champs de mines ottomans et à 15 h 15, le cuirassé français Bouvet coula en deux minutes avec plus de 600 marins après avoir touché une mine[40]. Avec l'appui de cette dernière et de l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie envahit la Serbie et un nouveau front se forma au nord de la Grèce. Plusieurs lignes de mines bloquent le passage. De plus, le sous-marin allemand U-21 envoya par le fond le HMS Triumph le 25 mai et le HMS Majestic deux jours plus tard[107]. Le 30 juillet, deux jours après le début de la Première Guerre mondiale, les dirigeants ottomans approuvèrent une alliance secrète avec l'Allemagne contre la Russie[12] mais l'accord ne les contraignait pas à entreprendre des actions militaires[13],[6]. À 14 h, un compte-rendu du quartier-général ottoman rapporta que « toutes les lignes téléphoniques ont été coupées, toutes les communications avec les forts sont interrompues, certains canons ont été touchés… en conséquence, les tirs d'artillerie des défenses ont été sévèrement réduits[39] ». Les Britanniques avaient prévu d'utiliser les huit appareils du HMS Ark Royal pour orienter les tirs mais les mauvaises conditions climatiques ne permirent l'emploi que d'un seul Short Type 136 (en)[33]. Première Guerre mondiale, le front ouest est paralysé dans une « guerre de positions » dite des tranchées qui cause d’innombrables victimes sans qu’aucun des deux camps ne l’emporte. Il y eut également 2 721 Néo-Zélandais tués, soit le quart de ceux ayant débarqué dans la péninsule[186]. L’Angleterre décide alors d’ouvrir un autre front en Orient pour menacer Constantinople. Malgré ces difficultés, l'évacuation fut la partie la mieux exécutée de toute la campagne alliée[144],[145]. Sur les hauteurs de Chunuk Bair, le 57e régiment d'infanterie reçut l'ordre de Kemal : « Je ne vous ordonne pas de combattre, je vous ordonne de mourir. Les Alliés ignoraient néanmoins ce repli et ils retirèrent un grand nombre de navires dans leur base sur l'île grecque d'Imbros ; cela réduisit considérablement le soutien d'artillerie allié dans la péninsule de Gallipoli[108]. Des combats sporadiques se poursuivirent néanmoins avec des raids et des attaques à la grenades[98] contre des tranchées parfois séparées de seulement quelques mètres[99]. Cette décision était également motivée par l'imminence de l'entrée en guerre de la Bulgarie aux côtés des Empires centraux qui allait faciliter le soutien allemand à l'armée ottomane. Après l'arrivée de la 3e division et d'une brigade de cavalerie au début du mois d'avril, les forces ottomanes dans les Dardanelles comptaient environ 60 000 hommes. Du fait de la présence des forces ottomanes et des conditions climatiques difficiles, les stratèges s'attendaient à de lourdes pertes lors de l'opération. La situation était similaire à l'est et le front s'était figé sur une ligne allant de la mer Baltique à la mer Noire. Ces derniers réalisèrent des missions de reconnaissance[83] mais leur nombre était insuffisant pour répondre aux besoins des services de renseignement[56],[83]. Les cuirassés français Suffren et Gaulois furent aussi endommagés après avoir traversé une ligne de mines discrètement posée dix jours plus tôt par le mouilleur de mines Nusret[42]. Comme la capture des Dardanelles par la mer était impossible, les préparatifs pour une opération terrestre commencèrent afin de prendre le contrôle des côtes, de neutraliser les batteries ottomanes et permettre aux dragueurs de mines de nettoyer le détroit en sécurité[47]. Monro défendit l'option d'une évacuation auprès de Kitchener qui se trouvait alors dans la région[135]. L'échec des débarquements eut d'importantes répercussions politiques en Grande-Bretagne. Dans le même temps, les unités déjà sur place attaqueraient en direction du nord-est dans le secteur le moins défendu du dispositif ottoman[124]. Les unités britanniques et françaises rejoignirent les troupes de l'ANZAC en Égypte avant d'être redéployées au cours du mois d'avril sur l'île grecque de Lemnos plus proche des Dardanelles. L'impossibilité de la guerre de mouvement poussa les deux camps à créer des tranchées qui s'étendirent rapidement de la mer du Nord jusqu'à la frontière suisse[26]. L’image est sous‑titrée : « Le grand danger de la guerre navale : marins tentant de retirer les mines des Dardanelles sous les bombardements turcs. Cette avancée marqua néanmoins la fin des offensives britanniques sur le front du cap Helles et leur attention se concentra au nord autour de la baie ANZAC. Le matin du 25 avril, alors que les troupes alliées débarquaient, le sous-marin australien HMAS AE2 du lieutenant-commandant Henry Stoker torpilla la canonnière Peyk-i Şevket (de) à Çanakkale[84]. En septembre, la mission navale britannique à Constantinople créée en 1912 par l'amiral Arthur Limpus (en) fut rappelée du fait de l'entrée en guerre, apparemment imminente, de l'Empire ottoman ; le commandement de la marine ottomane fut transmis au contre-amiral Wilhelm Souchon de la marine allemande[16],[17]. Ils ne sont plus jeunes. La campagne causa effectivement « des tensions énormes sur… les ressources nationales [ottomanes][156] » à une période, où les Alliés étaient plus en mesure de remplacer leurs pertes que les Ottomans[144] mais en définitive, ils ne parvinrent pas à prendre le contrôle des Dardanelles. Tirailleurs sénégalais devant les Turcs, une de la revue. En 1915, les fronts d’Europe occidentale et orientale sont stabilisés. Les Alliés restèrent plus longtemps au cap Helles mais la décision d'évacuer la garnison fut prise le 28 décembre[150]. La bataille des Dardanelles eut une forte influence en Australie et en Nouvelle-Zélande où elle est considérée comme le « baptême du feu » de ces pays qui avaient obtenu leur autonomie du Royaume-Uni la décennie précédente[197]. «Seddulbahr 11 mai 1915. Des routes furent construites, les plages furent piégées avec des mines improvisées tandis que des tranchées étaient creusées sur les hauteurs. Sur cette première, l'attaque fut menée par les fusiliers royaux de Munster (en) et le régiment royal de Hampshire à bord d'un charbonnier transformé, le SS River Clyde (en), qui fut volontairement échoué sous la forteresse pour que les troupes puissent débarquer via des rampes sur les flancs du navire. Allied fleet's entry in the Dardanelles.jpg 960 × 720; 165 KB. La bataille des Dardanelles, également appelée bataille de Gallipoli (ou campagne des Dardanelles, ou campagne de Gallipoli ), est un affrontement de la Première Guerre mondiale qui opposa l' Empire ottoman aux troupes britanniques et françaises dans la péninsule de Gallipoli dans l'actuelle Turquie du 18 mars 1915 au 9 janvier 1916 . L'opération avait également pour objectif de pousser la Bulgarie et la Grèce, deux anciennes possessions ottomanes, à rejoindre le camp des Alliés[30]. Leur nombre avait été graduellement réduit depuis le 7 décembre et des ruses comme le fusil automatique conçu par le soldat William Scurry[146] fonctionnant grâce à l'accumulation d'eau dans une casserole attachée à la détente, permirent de dissimuler ce retrait. Grâce à ces tactiques, l'évacuation se fit avec très peu de victimes[144],[148] mais les Alliés durent laisser sur place de grandes quantités de matériel et de ravitaillement qui furent capturés par les Ottomans[149]. Un débarquement fut donc organisé le 25 avril au cap Helles et dans la baie ANZAC à l'extrémité sud de la péninsule. Cependant, tant que la flotte britannique demeurait au large des Dardanelles, la force principale turque restait immobilisée et paralysée. Hamilton s'opposa initialement à la possibilité d'une évacuation lorsque cette possibilité fut évoquée le 11 octobre pour des raisons de prestige. Çanakkale geçilmez (Çanakkale est infranchissable) est devenue une phrase populaire pour exprimer la fierté nationale associée à cet affrontement[205]. Considérant que la situation avait tourné à son avantage, Kemal commença à regrouper des unités et après l'arrivée de huit bataillons de Constantinople, les Ottomans passèrent à l'offensive dans l'après-midi du 1er mai. Le nouveau régime lança de nombreuses réformes afin de moderniser l'économie et l'administration de l'Empire. Pour les Turcs, le 18 mars a la même signification que le 25 avril pour les Australiens et les Néo-Zélandais et si cette date n'est pas une fête nationale, elle est commémorée avec des cérémonies dédiées[203]. l’offensive alliée du 1er juillet 1916. L’expédition des Dardanelles est décrite sur un carnet qui a été visé par son lieutenant et dont voici le texte. La situation dans le ciel fut également rééquilibrée par l'arrivée d'appareils modernes[140]. À la suite de l'évacuation de Gallipoli, Hamilton et Stopford furent limogés mais Hunter-Weston resta à la tête du VIIIe corps britannique et le commanda durant la bataille de la Somme en 1916[163],[164]. L'offensive austro-germano-bulgare contre la Serbie.jpg 912 × 960; 230 KB. Le Royaume-Uni et la France déclarèrent à leur tour la guerre à l'Empire le 5 novembre et les Ottomans passèrent à l'offensive dans le Caucase à la fin du mois[22]. En 1908, un groupe d'officiers appelés les Jeunes-Turcs prit le pouvoir lors d'un coup d'État ; le sultan Abdülhamid II fut renversé et son frère Mehmed V lui succéda même s'il n'avait plus aucun pouvoir[6],[7]. Les succès du HMAS AE2 démontrèrent néanmoins qu'il était possible pour les sous-marins de traverser les Dardanelles et l'envoi de submersibles dans la mer de Marmara entrava fortement les opérations de transport et de ravitaillement des Ottomans[85]. L'offensive des Dardanelles (1915) Fin 1914, pour créer un second front, Winston Churchill, premier Lord de l'amirauté britannique, propose un plan d'offensive contre Istanbul, capitale de l'empire Ottoman. L'impasse sur le front du cap Helles poussa à Hamilton à planifier une nouvelle offensive au nord pour prendre le contrôle des hauteurs situées au milieu de la péninsule[120]. Pour de nombreux observateurs, elle permit l'émergence d'une identité nationale australienne après le conflit dont les caractéristiques sont celles accordées dans l'imaginaire populaire aux soldats qui combattirent durant cette bataille. Bataille des Dardanelles ou la naissance d’un héros. Pour l'historien Russell Weigley, son analyse avant la Seconde Guerre mondiale fit naître la « croyance partagée par la plupart des forces armées du monde » selon laquelle des débarquements n'avaient aucune chance contre des défenses modernes. Deux autres furent regroupées à Bolayır (en) au nord de la péninsule pour protéger les lignes de communication et de ravitaillement[63]. Aucune arme chimique ne fut utilisée à Gallipoli même si Alliés envisagèrent d'y faire appel et en transportèrent sur place ; ces munitions chimiques furent par la suite utilisées contre les Ottomans lors des seconde et troisième batailles de Gaza en 1917[189]. L’expédition des Dardanelles fut une opération militaire franco-britannique menée de février 1915 à février 1916, au cours de la Première Guerre mondiale. L'influence de Kitchener sur la stratégie britannique s'affaiblit après la formation d'un gouvernement de coalition en mai 1915 en raison de l'impasse à Gallipoli et sa proposition de soutien aux troupes des Dardanelles en décembre 1915 fut rejetée en faveur du front de Salonique[167]. Le 19 mai, 42 000 Ottomans lancèrent une offensive contre la baie ANZAC pour « rejeter à la mer » les 17 000 Australiens et Néo-Zélandais qui s'y trouvaient[83],[101]. Progressant en quatre colonnes séparées par des ravins, les unités alliées tentèrent de contourner les positions fortifiées ottomanes mais le terrain difficile compliqua cette manœuvre. Même échec de l'Entente sur le turrain économique. », Lycée - Offres Manuels Numériques Premium, Commander les manuels en version numérique, Licence d’utilisation des manuels (CC‑BY‑SA | CC‑BY‑NC), Manuels Numériques Premium pour le collège. Malgré quelques succès contre les Français, les attaquants subirent de lourdes pertes et furent repoussés sur les autres secteurs[90]. Deux jours plus tard, une importante escadre anglo-française menée par le cuirassé HMS Queen Elizabeth commença à pilonner les positions ottomanes sur la côte. Un de mes amis, qui a de gros intérêts dans le midi, me racontait que son homme d’affaires est aux Dardanelles: “Sa femme gère mes propriétés à sa place. Après les débarquements, les Alliés firent peu pour profiter de leur avantage et en dehors de quelques opérations de reconnaissance, le gros des troupes resta à proximité des plages. Stoker navigua dans la mer de Marmara pendant cinq jours en réalisant de fréquentes apparitions en surface pour donner l'impression d'un grand nombre de sous-marins alliés mais ses attaques contre les navires ottomans échouèrent du fait de problèmes mécaniques avec ses torpilles[85]. Dans le cas du premier, les navires alliés pouvaient en effet offrir un soutien d'artillerie sur trois côtés tandis que l'étroitesse de la péninsule au niveau de Gaba Tepe permettrait facilement aux Alliés d'isoler les forces ottomanes au sud et de disposer d'une bonne position pour de futures opérations[61]. Des troupes françaises et britanniques, principalement venues des colonies, débarquent à Gallipoli le 25 avril 1915. L’abandon des Dardanelles amena une dispersion des forces militaires interalliées qui dépassa considérablement tout ce que ses plus ardents défenseurs avaient jamais imaginé. Six se trouvent au cap Helles, quatre dans la baie de Suvla et 21 dans la baie ANZAC[190]. Au nord-est, la brigade d'infanterie néo-zélandaise progressa avec difficulté mais ne parvint pas à atteindre son objectif qui était le sommet de Chunuk Bair. Von Sanders nota par la suite : « Les Britanniques nous ont offert quatre bonnes semaines de répit pour tous nos travaux avant le grand débarquement… Ce répit suffit à peine pour mettre en place les mesures les plus indispensables[67] ». La bataille des Dardanelles, également appelée bataille de Gallipoli (ou campagne des Dardanelles, ou campagne de Gallipoli), est un affrontement de la Première Guerre mondiale qui opposa l'Empire ottoman aux troupes britanniques et françaises dans la péninsule de Gallipoli dans l'actuelle Turquie du 18 mars 1915 au 9 janvier 1916. Ces forces furent regroupées au sein du corps d'armée australien et néo-zélandais (ANZAC) composée des unités de volontaires de la 1re division australienne (en) et de la division d'Australie et de Nouvelle-Zélande. De la même manière, les troupes alliées dans la baie ANZAC ne faisaient parfois aucun bruit pendant plus d'une heure ; cela poussait les Ottomans intrigués à sortir de leurs tranchées pour inspecter les lignes adverses et ils étaient alors pris pour cibles[147]. Cette offensive est longue et meurtrière, et la guerre s'enlise comme en Europe. Le Pays de France - numéro 94 - 3 août 1916 - page 17.jpg 2,160 × 2,856; 1.03 MB. Même si cette perte n'était pas dramatique pour les Ottomans, elle affaiblit considérablement le moral des troupes[92]. Commémorée sous le nom de journée de l'ANZAC, la date du débarquement du 25 avril est la plus importante célébration militaire en Australie et en Nouvelle-Zélande, où elle surpasse le jour du Souvenir du 11 novembre. Le statu quo était néanmoins intenable ; le 26 novembre, un violent orage de trois jours provoqua des glissements de terrains qui détruisirent les tranchées et ensevelirent les soldats. Impliquant 20 000 hommes, l'attaque était la première attaque générale depuis le cap Helles et devait avoir lieu durant la journée. Le secrétaire d'État à la Guerre britannique, Horatio Herbert Kitchener, plaça le général Ian Hamilton à la tête de la force expéditionnaire méditerranéenne (en) de 78 000 hommes chargée de mener cette opération[38]. La situation à Gallipoli fut encore compliquée par l'entrée en guerre de la Bulgarie aux côtés des Empires centraux le 5. Le lendemain matin, les Britanniques et les Français ayant débarqué à la droite de la plage « S » après leur opération de diversion contre Kum Kale tentèrent de prendre le village de Krithia[87]. Depuis 1945, l'affrontement a continué à influencer la doctrine amphibie américaine[176],[173] et elle a été étudiée par les stratèges britanniques durant la guerre des Malouines en 1982[177]. Lors d'une réunion le 20 août, il fut décidé de donner la priorité au front de l'Ouest et seulement 25 000 hommes seraient accordés au front des Dardanelles. Le débarquement dans la baie de Suvla eut lieu dans la nuit du 6 août et ne rencontra qu'une faible résistance. D'autres opérations de diversion furent menées par la Royal Naval Division dont celle réalisée en solitaire par le futur général néo-zélandais Bernard Freyberg qui rejoignit à la nage la côte du golfe de Saros au nord de la péninsule pour y allumer des fumigènes sous le feu des Ottomans ; un acte de bravoure qui lui valut de recevoir l'ordre du Service distingué[73]. Du côté ottoman, les pertes s'élevèrent à plus de 9 000 hommes[113]. Plusieurs mémoriaux et cimetières ont été construits sur la côte asiatique soulignant l'importance donnée par l'historiographie turque à la victoire navale du 18 mars par rapport aux combats terrestres dans la péninsule[196]. Les HMS Irresistible et HMS Inflexible heurtèrent également des mines tandis que le HMS Ocean, envoyé pour secourir le premier connut la même mésaventure et les deux navires coulèrent ensemble[41]. En conséquence, les troupes alliées étaient mal préparées pour cette campagne[55] et dans certains cas, leurs informations sur les Dardanelles étaient issues de guides touristiques achetés en Égypte[56]. Les forces alliées furent accusées d'avoir bombardé des hôpitaux et des navires-hôpitaux ottomans à plusieurs occasions. Ces derniers furent néanmoins repoussés par une contre-attaque commandée par Mustafa Kemal le 10 août[128] et les Ottomans revinrent quasiment sur leurs positions de la semaine précédente[130]. Le commandant britannique Frederick Stopford se montra cependant peu entreprenant et la progression alliée se limita aux plages. Malgré la menace des canons ottomans, les dragueurs de mines reçurent l'ordre de participer à l'assaut. Cette confiance fut renforcée par l'interception de messages allemands révélant que les forts ottomans étaient presque à court de munitions[37]. L'arrivée de renforts permit une reprise de l'offensive le 7 mai mais les défenses ottomanes restèrent infranchissables et les Alliés ne progressèrent que de quelques centaines de mètres au prix de lourdes pertes[96]. Dans le même temps, le sous-marin HMS E11 (en) traversa les Dardanelles le 18 mai et coula ou endommagea 11 navires dont trois dans le port de Constantinople le 23 mai[109],[110],[111]. Même si les estimations les plus hautes prévoyaient jusqu'à 30 000 victimes lors de l'opération[152], 35 268 hommes, 3 689 chevaux, 127 canons, 328 véhicules et 1 600 tonnes de matériel furent évacués. Le débarquement au cap Helles fut réalisé par la 29e division britannique du major-général Aylmer Hunter-Weston sur cinq plages nommées d'est en ouest, « S », « V », « W », « X » et « Y »[74]. La faction pro-britannique était alors isolée du fait de l'absence de l'ambassadeur britannique[11]. L'avancée alliée s'arrêta donc à mi-chemin entre le cap Helles et le village de Krithia vers 18 h et les attaquants avaient perdu 3 000 hommes[88]. Le 27, le submersible français Mariotte ne parvint pas à éviter cet obstacle et il fut contraint de faire surface. La géographie joua également un rôle décisif dans cette défaite car les Alliés furent incapables de contrôler les hauteurs de la péninsule. Le 30 juin, le commandant français Henri Gouraud, qui avait remplacé Albert d'Amade en mai, fut blessé et le général Maurice Bailloud lui succéda à la tête des forces françaises[114]. Ces qualités d'endurance, de courage, d'ingéniosité, de jovialité et de fraternité ont été regroupées au sein du concept d'ANZAC spirit (« esprit ANZAC »)[198]. Au début du XXe siècle, l'Empire ottoman était surnommé l'« homme malade de l'Europe »[5] en raison de son instabilité politique, des revers militaires et des tensions sociales liées à un siècle de déclin. Ainsi, la 19e division de Kemal, disposée près de Boghali, devait pouvoir se porter au secours de Bolayır, de Gaba Tepe, du cap Helles ou de la côte asiatique[66]. Dans la baie ANZAC, la 1re brigade d'infanterie australienne attaqua le 6 août au sud-est pour obliger les Ottomans à dégarnir leurs positions au nord-est et elle parvint à capturer la principale ligne ottomane[71]. Au moment de cette attaque, les Alliés disposaient d'une quarantaine d'appareils notamment des Nieuport 10 basés sur les îles d'Imbros et de Tenedos. Ce regroupement des troupes alliées repoussa l'organisation des débarquements à la fin du mois d'avril et ce délai permit aux Ottomans de renforcer leurs positions[52]. La nécessité même de la campagne reste un sujet de débat[71] entre ceux estimant que les Alliés auraient dû concentrer tous leurs efforts sur le front de l'Ouest et ceux jugeant qu'il était judicieux d'attaquer le « ventre mou » de l'Allemagne formé par ses alliés au sud-est[160]. Pendant l'offensive de Champagne et de l'Artois en septembre 1915 l'artillerie Française consomma en deux mois près de 8 millions d'obus de 75, 155 et 220 mm sur un front total de 50 km. Churchill voulait redéployer en Méditerranée les cuirassés obsolètes ne pouvant opérer contre la Hochseeflotte allemande afin d'organiser une opération navale suivie d'un débarquement limité. La 29e division devait prendre le contrôle du cap Helles et avancer vers les hauteurs d'Achi Baba. Les stratèges alliés n'envisageaient pas que les débarquements pussent se faire sous le feu des Ottomans et aucun entraînement en ce sens ne fut entrepris. L'échec de l'offensive d'août poussa les Alliés à envisager une évacuation de leurs positions dans la péninsule de Gallipoli. Frustré par la mobilité des batteries ottomanes qui échappaient aux bombardements alliés et menaçaient les dragueurs de mines, Churchill poussa le commandant de la flotte, l'amiral Sackville Carden, à accroître la pression[36]. Sur cette dernière, les Alliés ne rencontrèrent presque pas de résistance et des reconnaissances furent menées dans l'intérieur des terres sans plus d'opposition. Le 2 janvier 1915, le grand-duc Nicolas de Russie demanda l'aide britannique alors que les Ottomans lançaient une grande offensive dans le Caucase. Déjà décontenancée par les succès ottomans, l'opinion publique britannique se retourna contre la gestion de l'opération après la publication d'articles critiques dans le Sunday Times de Keith Murdoch[135]. L'histoire de quelques jeunes engagés US qui se retrouvent sur le front des Ardennes en hiver 44. Une expédition navale et terrestre doit forcer le détroit des Dardanelles afin de ravitailler la Russie par la Mer Noire et contribuer à l'encerclement des Empires centraux. L'hiver et la fatigue des premiers combats stoppent tout mouvement. Dans le même temps, la position géographique de l'Empire signifiait que sa neutralité revêtait une importance considérable pour la Russie et ses alliés français et britanniques dans le cas d'une guerre en Europe[6]. La nuit suivante, William Birdwood ordonna aux unités ANZAC du major-général Alexander Godley de contre-attaquer.

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